19 juin 2004 : nous sommes entrés, Ferdinand et moi, en Allemagne, après avoir traversé la zone de Verdun et la jolie Lorraine.
En fait l’itinéraire, c’était une ligne droite tracée sur la carte entre Paris et Weimar (ex-RDA) puis une autre ligne entre Weimar et Berlin.
Comme toujours, les doux yeux de mon pèpère émeuvent les populations, et souvent, des enfants ou des adultes se joignent à notre équipage pour marcher quelques kilomètres. Là ce sont deux petites filles allemandes qui ont décidé de donner des leçons de discipline germanique à cet âne gaulois.
Anecdote après la traversée du Rhin à Kaub, sur un bac. L’équipe de la chaine Arte nous a rejoint pour tourner quelques séquences. Nous sommes en train de grignoter à la terrasse d’une Stube. Ferdinand est à l’attache à quelques pas. Un vieil Allemand s’approche et s’enquiert de notre travail. Il faut savoir que les troupes françaises avaient foutu une jolie pâtée aux Prussiens lors des guerre de la Révolution, justement à Kaub. Et la cinéaste de répondre : « Die Franzosen kommen zurück, mit Kampfesel… » (Les Français sont de retour, avec des ânes de guerre…)
