Voici un résumé de ma matinée hier matin dans le Lot. Si tout ça vous est plus ou moins déjà arrivé svp dites-le moi, sinon je vais peut-être contacter Doctolib….
8:00 – Coup d’œil au thermomètre à la fenêtre : déjà 32 degrés à l’extérieur, un bon 26 degrés dans la maison. Ça promet…
8:01 – Zut j’ai oublié de me peigner ce matin, je remonte l’escalier vers la salle de bain.
8:02 – Me voici en haut de l’escalier mais je ne sais plus pourquoi. Par contre je bute dans la panetière de linge sec posée là hier soir.
8:05 – Je commence à ranger le linge dans les étagères. Tiens, entre deux tee-shirts voici le chargeur de mon téléphone que je cherche depuis deux jours. Il est passé à la machine à laver… Je le branche, ça ne fume pas. Je redescends l’escalier pour aller chercher mon téléphone portable. »
8:21 – Me voici en bas de l’escalier mais je ne sais plus pourquoi.
8:22 – Zut, je n’ai pas relevé le courrier hier. Je prends la clé de la boîte aux lettres et la fourre dans ma poche. J’ouvre la porte et prends en pleine tronche la bouffée d’air brûlant. Puis je descends l’escalier vers la cour d’entrée.
8:23 – Me voici en bas de l’escalier dans la cour mais je ne sais plus pourquoi.
8:24 – La fourche à foin est tombée du râtelier. Je la ramasse et me dirige vers le pré d’hivernage derrière la maison.
8:33 – Me voici devant la cabane des ânes avec une fourche à la main, ce qui est tout-à-fait stupide puisqu’ils sont dans une autre prairie et ne mangent plus de foin à cette saison.
8:38 – Zut, à propos d’ânes je dois remplir leur bac à eau aujourd’hui. Je recule la tonne à eau devant le robinet et ouvre la vanne. Ah c’est vrai, la boîte aux lettres. La clé, dans ma poche. Je descends au bord de la route. Un fournisseur a stationné son camion.
9:15 – il a déchargé une grosse palette de cartons à l’entrée du chemin. On doit être à 34 degrés. Porter les cartons sur l’épaule, c’est non. Je pars à l’atelier chercher la brouette.
9:25 – Zut, la roue de la brouette est à plat. J’ouvre la porte de l’atelier où se trouve le compresseur. Tournebleu, c’est la clé de la boîte aux lettres. Je reviens au bord de la route. Mon voisin klaxonne parce que la palette de cartons a glissé sur la route.
9:36 – etc…..
12:04 – J’ouvre le réfrigérateur pour préparer un sandwich. Je découpe une tranche de jambon, j’ouvre le beurrier. Et beh voila : cette saloperie de peigne était simplement là, je m’en étais servi ce matin pour faire les dessins sur la motte…
Mais qu’est-ce que j’ai foutu millediou ? Je ne suis pas peigné, le linge sec n’est pas rangé, le téléphone n’est pas chargé, le courrier est encore dans la boîte, les ânes n’ont rien à boire, les cartons sont dans le chemin, et la tonne à eau déborde…
