Ce n’est pas souvent qu’une commande nous parvient de chez nos cousins du Québec.
Ils ont peu d’ânes par chez eux. La plupart étaient utilisés autrefois dans les mines pour tracter les wagonnets, bien peu pour les travaux de la ferme. Quand la mécanisation agricole est arrivée, après la première guerre mondiale, la plupart des ânes ont disparu. Cette relation étroite entre l’âne et l’homme que nous avons connue dans nos terroirs français ne s’est pas produite au Québec, et l’âne est resté un animal de zoo.
A un ânier québecois qui demandait l’autorisation de promener ses ânes avec des clients dans un parc national, il a été répondu qu’il devait d’abord prouver que l’âne ne causerait pas de dommages à la flore et à la faune… C’est vous dire le niveau de connaissance de ces protecteurs de la nature.
Seuls quelques très rares professionnels, et quelques particuliers, tentent de sauvegarder l’âne au Québec, et ils ont beaucoup de mérite.
Quant aux moustiques et autres bêtes qui piquent, ils prolifèrent par milliards dès les premiers jours du printemps. Les maringouins ont faim !
On va peut-être lancer une collection d’Occibraies aux couleurs de la Belle Province…

