Profitant d’un après-midi de canicule qui nous interdisait toute sortie sous peine d’auto-crémation, nous avons décidé de réaliser chez Randoline certaines tâches administratives qui, quoique rébarbatives, n’en sont pas moins essentielles à la bonne marche de l’entreprise. Il y avait très longtemps qu’on n’avait pas touché sur le site internet à la page des frais de port, qui devrait normalement se caler, à quelques cacahuètes près, sur le tableau de prix des colis de la Poste.
Car notre ami Jean-Baptiste Colissimeaux est un grand prestataire en modifications, qu’il oublie d’ailleurs totalement de nous signaler.
Les tranches de prix changent, les tarifs font un yo-yo permanent, les zones d’expédition dansent la gavotte et les pays changent de zone. Aujourd’hui envoyer un colis en Norvège coûte le même prix que pour la Tunisie… Mais en Suède c’est moins cher…
Se greffe en plus du coût du transport le problème de l’assurance. Si la majorité des colis parviennent à leur destinataire en bon état, certains semblent quelquefois être passés par le front ukrainien… Pour éviter ce risque, il est prudent d’opter pour l’assurance qui prendra en charge les dégâts ou la perte des objets.
Puis vient enfin le carton d’emballage. Si on veut protéger convenablement le matériel, il convient de choisir un carton en double cannelure sous peine d’aplatissement définitif du colis. Et depuis quelques années, avec l’envolée des prix du papier, le coût d’un carton a explosé. La moindre caisse frôle désormais la dizaine d’euros.
Ensuite viennent les pays, comme l’outre-mer ou même la Grèce, pays desservis par avion, qui ont inventé la notion de poids volumique. Le poids du colis est multiplié par un étrange facteur qui tient compte des dimensions du carton, dont on ne connaît pas la formule. Un colis que vous avez facturé 2 kg au client va vous être facturé 3 kg par Colissimo, parce que le poids, voyez-vous, suit les lois d’Einstein sur la relativité….
Ah j’allais oublier, des pénalités s’appliquent sitôt que le carton dépasse certaines dimensions normalement interdites mais cependant tolérées. Ces écarts ne possèdent pas de tarifs que nous pourrions calculer mais subissent des pénalités qui sont pour notre poche.
Et voici enfin pour la fin, la surcharge carburant, que nous découvrons sur la facture globale de fin de mois mais qu’il nous est impossible de répercuter, sauf à changer tout le tableau des frais de port à chaque fois qu’un ayatollah qui vend du pétrole éternue.
Ah j’allais oublier : sur la dernière facture, une mystérieuse ligne de supplément appelée « Ajustement SMIC » pour quelques euros. C’est vrai que le SMIC ne pèse pas bien lourd, alors autant rajouter le poids des colis pour l’augmenter…
Quand on additionne tout ça, transport, assurance, emballage, surcharge, on obtient quelquefois un montant qui fait grincer des dents le client, alors que pas un centime ne va dans notre escarcelle.
Il est arrivé que certains clients nous demandent une livraison en casier pour réduire les coûts. Cette solution est contraignante car elle nous oblige à tenir deux comptabilités d’expédition, d’où perte de temps. Et au final, quand on additionne les options qui permettent de sécuriser la livraison, on obtient quasiment les mêmes tarifs que Colissimo, avec lesquels nous avons un contrat professionnel.
Voili Voilou… La meilleure façon d’éviter ces avanies est de venir nous rencontrer dans le Lot. Vous pourrez siroter un café, visiter nos ateliers et choisir tranquillement le matériel qui vous plaît. Alors Venez-vous en chez nous, on vous aime…
