Pour une fois, au lieu de raconter des niaiseries, voici une petite discussion technique sur le cuir et les rivets.
Dans nos fabrications d’articles de randonnée pour ânes, nous devons fréquemment joindre ensemble deux courroies de cuir.
Il existe alors deux techniques : la couture ou le rivetage, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Quelquefois on utilise les deux possibilités, 1 ou 2 rivets plus une couture.
Pour ceux qui ont des doutes sur la solidité des rivets, rappelez-vous que la Tour Eiffel est entièrement montée en tôles rivetées. Bon c’est vrai le Titanic aussi…
La couture est plus “finie” et les deux pièces de cuir sont fortement liées, bien à plat. Mais en même temps, la multiplication des trous faits par l’aiguille engendre une faiblesse dans le cuir, qui peut se terminer en déchirure. C’est le fameux pointillé du papier-toilette.
Le rivet parait souvent plus solide, mais pour le poser, il faut percer dans le cuir un trou de 2 ou 3 mm en diamètre, donc la aussi engendrer une faiblesse qui pourra casser net avec une brusque traction de l’âne sur la courroie.
Nous voyons bien ce compromis à trouver dans la construction des Occibraies. Les ânes ne respectent rien et vont s’ingénier, pour les plus filous d’entre eux, à détruire ce que nous avons patiemment assemblé, cousu et riveté. Alors patience, expérience, observation, pour faire au mieux et construire un article durable.
