Depuis le renouveau de la randonnée avec un âne, combien de bâts sont morts et enterrés alors qu’une greffe aurait pu les sauver ?
Combien ont cessé de respirer, dans un dernier spasme, alors que la pièce intacte d’un bât accidenté aurait pu leur redonner un souffle ?
Combien de courroies auraient pu vivre quelques années de plus avec la boucle à peine oxydée d’un harnachement ancien ?
Combien de patins à peine patinés ont-ils été incinérés alors que le don d’une greffe de bois aurait pu leur permettre de porter plus longtemps ?
Combien d’ardillons sont morts solitaires, sans la bouclerie qui aurait pu égayer leurs dernières années ?
Vous qui avez de vieux bâts en fin de vie, recueillez leur consentement et proposez à l’EFGB, l’établissement français des Greffes de bâts les organes encore utilisables, afin qu’ils soient prélevés dans le respect et permettre à de jeunes bâts accidentés de profiter de belles années.
