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Association Âne en Musée

La création et la gestion du musée vivant des traditions populaires françaises autour de l’âne à Saint-Michel-en-l’Herm seront assurées par l’association « L’âne en musée ». Sans but lucratif, elle est reconnue d’intérêt général par l’Etat permettant aux particuliers et aux entreprises de bénéficier de réductions d’impôts sur les dons qu’ils accordent à l’association.

La vocation du musée

La vocation du musée est triple.

1 – La valorisation de l’âne, pourtant si dénigré dans notre histoire et notre culture, en démontrant tous les services qu’il a rendus dans notre pays, toute la place et l’intérêt qu’il a tenus dans la société française. Une collection d’objets et de fonds documentaires exceptionnelle sur le patrimoine ânier sera exposée sur plus de 500 m2, un spécimen de chacune des huit races d’âne françaises reconnues par les haras nationaux pourra être approché, des démonstrations de gestes ancestraux avec des ânes seront réalisées et des promenades seront organisées sur le site avec des ânes.

2 – La valorisation de la réserve naturelle régionale de Choisy qui constitue un espace protégé d’intérêt européen et qui a été labélisée par la Régiondes Pays de la Loire. Une convention a déjà été signée entre la fédérationdépartementale des chasseurs de Vendée, gestionnaire de la réserve et l’association pour mettre en place des actions communes, inscrites au plan de gestion 2025-2036 de la réserve, comme un parcours pédagogique que les familles pourront emprunter avec des ânes pour motiver les enfants à marcher et à découvrir la réserve.

3 – La valorisation du bâtiment de production agricole et du site de la ferme de Choisy, qui est une des premières cabanes du marais poitevin, dépendance de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Michel-en-l’Herm. L’édifice, répertorié dans plusieurs ouvrages, a été remarqué par plusieurs acteurs locaux pour y mener des projets, dont le Département. Il constitue selon le parc régional naturel du marais poitevin « un des rares témoins architecturaux encore en état qui n’a pas subi de modification structurelle ».

Choisy

Le projet possède également un intérêt indéniable pour le tourisme et le développement économique du sud vendéen.

En effet, il constituera une nouvelle offre culturelle pour les touristes et viendra compléter celles déjà existantes sur le secteur qui estassez limitée. Le projet scientifique et culturel démontre en s’appuyant sur les chiffres de Vendée Expansion, que la cible principale du musée correspond parfaitement aux touristes présents dans le département : en majorité des familles françaises avec en priorité un intérêt pour le patrimoine et la culture.

La triple vocation du musée permettra d’inciter la venue de visiteurs variés, intéressés par l’histoire, le patrimoine, par l’environnement, la nature et par les animaux. La conception du musée permettra aux visiteurs d’approcher les ânes et d’assister aux démonstrations de gestes ancestraux avec les animaux sans être mouillés les jours de pluie où ils ne pourront aller à la plage, ce qui constitue un atout indéniable.

Par ailleurs, le musée sera unique en France et fera venir en Vendée des passionnés de l’âne qui sont prêts à se déplacer sur de longs trajets, comme ils le font déjà pour assister aux fêtes de l’âne les plus importantes (Aux Marais, Lignières …). La Maison de l’âne à Beauvoir-sur-Mer, dans le nord vendéen, attire chaque année 10 000 visiteurs dont 2% venus spécifiquement pour le thème alors que cette structure est beaucoup plus petite et beaucoup moins variée que le musée.

Un autre atout de ce musée est sa forte implantation sur le territoire puisque l’association a déjà commencé des partenariats avec d’autres acteurs locaux : la fédération départementale des chasseurs de Vendée comme indiqué précédemment, AREXCPO pour la mise à disposition d’un objet patrimonial vendéen lui appartenant afin d’être exposé, le comité des fêtes des courses d’ânes de Triaize, la maison du maître de digues et le musée d’antan pour une communication réciproque, une billetterie commune et d’autres actions.

Coté SE

Le musée possède un dernier atout important : il répond aux attentes des principales collectivités pour lesquelles il fait déjà de la publicité sur son site web et sa page Facebooksans attendre un éventuel soutien financier de leur part.

Il permettra de valoriser une réserve labellisée par la Région des Pays de la Loire. La collectivité engage d’importants efforts pour la protection du patrimoine naturel notamment dans le cadre de sa Stratégie Régionale pour la Biodiversité 2024-2030, dont l’un des six axes est de « faire du patrimoine naturel un atout touristique». Elle « accompagne techniquement et financièrement les projets portés par des acteurs locaux dynamiques » car elle souhaite que« ces lieux vivants servent à de nombreux usages». Au cours du comité consultatif de la réserve naturelle de la ferme de Choisy de 2023 et dont la presse locale s’est fait l’écho, Philippe BARRE, conseiller régional, s’interrogeait ainsi sur le moyen de créer un lien avec les jeunes afin de leur faire découvrir la réserve. De part son caractère calme et sa bonhomie, l’âne attire les plus jeunes et permettra au musée de répondre à cette attente.

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Le musée répond également à la politique du Département de la Vendée qui souhaite « conserver le patrimoine vendéen» et « développer l’offre culturelle ». De plus, le Département a toujours souhaité un développement du site de la ferme de Choisy. Dans le cadre d’un programme lancé en 1977 par le conseil général de Vendée pour développer des écomusées répartis sur tout le territoire vendéen, la ferme de Choisy avait déjà été repérée et sélectionnée. En 1987, la fondation nationale pour la protection des habitats français de la faune sauvage et la fédération départementale des chasseurs de Vendée ont acquis le site avec l’objectif d’en faire une ferme pédagogique pour accueillir scientifiques, étudiants et touristes. En 1991 et 1992 le Département a financé pour ce projet d’importants travaux de restauration de l’ensemble du réseau hydraulique. Malgré un avant-projet sommaire réalisé en 1995, le projet ne sera pas concrétisé.

Le musée rendra accessible au public un patrimoine bâti caractéristique du sud vendéen et assez remarquable avec ses sols en pavés dont certains posés en arrêtes de poisson, sa charpente particulièrement travaillée, son enfilade de pierres percées et ses gravures sur certains jambages.

Par ailleurs, le musée correspondparfaitement à plusieurs priorités du parc régional naturel du marais poitevin, notamment sur sa capacité à attirer des visiteurs sur les marais desséchés, « moins emblématiques et moins fréquentés que le littoral et les marais mouillés »et ainsi participer à une meilleure répartition des flux touristiques dans l’espace ». Par mail du 7 avril 2025, le Parc naturel régional du marais poitevin a confirmé que le projet du musée de l’âne participe aux objectifs de la charte du Parc à différents titres, lui attribue une subvention et le soutient par différents autres moyens.

Enfin, et il est important de le souligner, le projet a fait l’objet d’une étude de faisabilité économique et financière par un cabinet indépendant. Celui-ci confirme l’intérêt économique de ce musée au vu de son offre de services, du public visé et de son emplacement et conclut à la solidité et rentabilité du projet.