Créer une entreprise, devenir indépendant

Je viens de retomber par hasard sur un vieux texte perdu dans le désert de cailloux au fond de mon ordinateur. Si, si il y a des déserts de cailloux dans les ordinateurs, car il y fait très chaud…
Ce texte, sans doute issu de l’insondable pensée d’un philosophe hindou, donnait les trois conditions indispensables pour réussir quand on décidait de quitter son patron bien-aimé et de devenir travailleur indépendant. Je ne peux pas résister au plaisir de vous les communiquer.
Première condition : l’inconscience. En effet, quelques années plus tard, quand la situation s’est stabilisée, et qu’on regarde en arrière, on se demande souvent comment on a pu survivre à la montagne d’emmerdements qui nous est tombée dessus. C’est souvent le manque d’argent, les réflexions niaiseuses des sachants, l’aigreur acide des jaloux, c’est surtout l’administration et ses multiples officines de racket, qui ne peuvent se payer un salaire que s’ils nous font d’abord les poches. Mais cette inconscience et le sourire radieux du jeune créateur, engendrent de la confiance chez les premiers clients.
Seconde condition : le courage. Un individu mou du genou ou cagneux de la talonnette qui imaginerait pouvoir simplement réussir en tricotant ses petites 35 heures sans patron, disparaitra bien vite du peloton et retournera dans les limbes de l’Histoire. Il faut une capacité de travail hors-normes pour faire prospérer les premières années d’une petite entreprise. Si on ne l’a pas au départ, cette niaque vient assez rapidement, car on travaille désormais pour soi, pour sa famille. Ce travail acharné porte ses fruits, et donne de la confiance en soi, en ses propres capacités jusqu’ici étouffées dans les conventions sociales.
Troisième condition : la chance. Pour traverser les avanies de la création, il faut bénéficier d’une bonne baraka. Si on a une aura grisounette, il est bon de demander l’assistance des Puissances d’En-Haut. C’est pour cette raison que chez Randoline, nous travaillons en étroite collaboration avec l’archange Bâgriel, qui a des potes un peu partout.
Voilà, voilà, ça fait du bien de parler du Travail, et pas du Temps Libre…