Chez Randoline, les bâts nous parlent

Quand la messagerie annonce la commande d’un bât, j’imprime le document et pars dans la grangette, là où sont stockés les bâts assemblés dans l’attente de leur prochaine affectation.

Je froisse la feuille et annonce la nouvelle : « Ya une commande, les petits… »

Et là il faut me croire, car la vérité est plus vraie que le mensonge, c’est l’effervescence dans la troupe de jeunes bâts tout verts…

– « C’est moi qui pars le premier »

– « Rien du tout, galapia, j’ai été raboté avant toi »

– « Oui certes mais j’étais le premier de la file sur la ponceuse »

– « Alors toi t’es gonflé. T’as vu comme t’es sapé, t’as même pas de cuirs, t’es tout nu et tu voudrais partir randonner… »

Et c’est comme ça à chaque commande !